Orientations budgétaires

Orientations du budget 2021

Le Rapport d’Orientations Budgétaires est prévu par les articles L 2312-1 et suivants du code général des collectivités locales (CGCT). Il a pour objet de présenter à l’assemblée délibérante les grandes lignes de la politique budgétaire de la municipalité, pour l’exercice du budget à venir. Les orientations budgétaires du rapport doivent préciser les hypothèses d’évolutions retenues pour construire le projet de budget, en indiquant l’évolution prévisionnelle des principales dépenses et des recettes en fonctionnement et en investissement.

Le budget primitif 2021, qui sera présenté en fin d’année, se fondera sur ces orientations qui prennent en compte les priorités du nouveau Conseil municipal élu en juin 2020.

Les incertitudes qui découlent de la plus grande crise sanitaire et financière que le monde n’ait jamais connue depuis longtemps, nous incitent à rester très prudents sur nos orientations budgétaires pour 2021. Outre la pérennité des recettes, cette situation ne va pas manquer de générer des dépenses supplémentaires à la charge de la collectivité. Plus que jamais, il est de notre responsabilité de collectivité publique de conduire une politique responsable, qui permette en toutes circonstances, de faire face à l’ensemble de nos missions et d’assurer durablement l’avenir de notre ville, y compris en cas de crise majeure.

Le contexte national

Le projet de loi de finances rectificatives (PLFR3) pour 2020 tire les conséquences de la crise liée au Covid-19.
Le consensus des prévisionnistes table sur une baisse du PIB comprise entre -8 % et -10 % pour l’année 2020. Un niveau jamais vu depuis l’après-guerre.

Face à cette situation, les dispositifs de soutien de l’Etat à l’emploi et aux entreprises en difficultés, via des aides directes et des prêts garantis, se chiffrent à plusieurs centaines de milliards d’euros. A cela vient s’ajouter un plan d’accompagnement financé par les collectivités territoriales. Le nouveau gouvernement, nommé en juillet dernier, a complété les mesures par un plan de relance de 100 milliards d’euros supplémentaires pour soutenir la compétitivité de l’industrie, favoriser la transition écologique et encourager l’emploi des plus jeunes.

Les données du PLFR3 prévoient une forte augmentation des déficits publics, qui pourraient atteindre 10 % du PIB en 2020 contre 3 % en 2019. La dette publique devrait approcher 118 % du PIB fin 2020, soit 2 650 milliards d’euros, contre 99 % du PIB début 2020.
Le projet de loi de finances (PLF) pour 2021, présenté début octobre 2020, prévoit une croissance du PIB de l’ordre de + 8 % ; un déficit budgétaire à 6,7 % du PIB et une dette publique à 116 % du PIB.
Même si le gouvernement affirme ne pas vouloir augmenter les impôts, il est évident que l’ampleur des déficits et de la dette imposera, d’une manière ou d’une autre, des réductions de la dépense publique au cours des années à venir.

 Le contexte local

La crise sanitaire de 2020 a aussi largement pesé sur la vie locale.
La ville de Rodez, comme de nombreuses collectivités locales, a été en première ligne pour faire face, et venir en aide aux personnes les plus fragiles, très fortement impactées.

À ces aides directes, sont venues s’ajouter des aides aux entreprises les plus touchées, aux côtés des autres collectivités et de l’Etat. À cela, il faut ajouter les pertes de recettes liées au stationnement durant le confinement, l’abandon des redevances du domaine public pour l’année, afin de soutenir des activités fragilisées, la baisse des recettes des cantines, de la petite enfance... À fin septembre 2020, l’impact financier pour la commune, lié à la crise Covid-19, s’élève à 1 112 000 €.

Dans ce contexte financier contraint, qui voit les recettes se tendre sous l’effet de la crise, la commune doit plus que jamais maîtriser ses dépenses de fonctionnement, tout en veillant à maintenir un niveau élevé d’investissement structurants, afin de rendre la ville plus attractive et soutenir activement le tissu économique local durement impacté.

Le budget s’inscrira dans la continuité de la maitrise des dépenses de fonctionnement, de la réduction de la dette et de la stabilité fiscale. Un budget qui privilégiera l’amélioration de la qualité et du service aux usagers. Les actions sociales, sportives et culturelles resteront au cœur de nos priorités. Maintien d’un niveau élevé d’investissements structurants pour rendre la ville plus attractive.

 

Le plan pluriannuel d'investissement 2021-2025

Le plan pluriannuel d’investissements traduit les volontés d’investissement de la Ville de Rodez pour la période 2021-2025. Ce PPI traduit les engagements pris devant les Ruthénois. Les investissements seront importants et financés principalement grâce à la capacité d’autofinancement dégagée par la commune.

L’amélioration du cadre de vie

Après l’aménagement de sa partie gauche montante, c’est la partie droite de l’avenue Victor-Hugo qui va faire l’objet de travaux importants, dès 2021. Sur la contre-allée, l’accent sera donné à la végétalisation. Des circulations douces seront intégrées, la sécurisation des passages piétons renforcée.

La transformation du quartier du Faubourg va se poursuivre : elle a débuté par des travaux conséquents sur la voirie, rue de l’Aubrac, en lien avec la construction d’une maison de santé par Rodez agglomération et la Ville de Rodez. En 2021, les travaux sur le parking seront terminés. Ils se poursuivront sur le parvis du Sacré-Cœur puis sur l’avenue Tarayre. Là aussi, végétalisation et circulations douces seront intégrées au projet.

L’aménagement du carrefour Saint-Cyrice permettra la mise en double sens de circulation pour la rue du même nom, dont les abords seront eux-aussi végétalisés. Le carrefour de l’avenue de Bordeaux avec l’avenue du 8 mai 1945, celui de la rue de l’Aubrac avec l’avenue Tarayre ainsi que celui au sommet de la rue Saint-Cyrice seront également aménagés pour plus de sécurité et de fluidité.

En parallèle, la rue Béteille sera aussi aménagée pour intégrer les circulations douces. Une forêt urbaine sera plantée dans la trouée verte réalisée en 2019, au pied du square Monteil, en lien avec des travaux à l’école Flaugergues.

Les investissements pour l’amélioration du cadre de vie toucheront plus généralement tous les quartiers de Rodez. L’aménagement des rues et places de la ville feront la part belle à la sécurisation, la verdissement et l’embellissement : végétalisation, installation de bancs et de jeux permettront aux Ruthénois de profiter de réels ilots de fraîcheur.

Squares et jardins publics seront réhabilités : l’aménagement du square Maurice-Astruc sera terminé en 2021.

Le renforcement de la sécurité des usagers

Le déploiement de la vidéo protection sera poursuivi. Tous les aménagements programmés prennent en compte la volonté de renforcer la sécurité des usagers : renforcement de la sécurité pour les piétons par la sécurisation des passages piétons notamment, renforcement de la sécurité des cyclistes par l’aménagement des voies de circulation, et renforcement de la sécurité des automobilistes par la création de giratoires aux intersections qui le nécessitent.

L’accroissement de l’attractivité

L’embellissement de la ville concourt à son attractivité tout comme l’amélioration de l’accès du centre-ville par des circulations douces en lien avec les parcs de stationnement : les travaux au parking Foch tout comme au parking du Sacré-Cœur, sous l’église, seront terminés en 2021.

L’investissement essentiel portera sur la création d’une halle couverte en centre-ville. Elle regroupera plusieurs commerces de bouche ou de restauration ; cette halle permettra de maintenir et de développer l’attractivité du centre ancien. Ce nouvel équipement proposera des produits locaux et de qualité pour les Ruthénois, les habitants alentours et les touristes.

Notre choix de maintenir le stade Paul Lignon en cœur de ville participe de notre volonté de garder un cœur de ville animé et attractif. Le choix d’un stade en cœur de ville est partagé par les clubs sportifs, les habitants et les élus.

L’éducation et la culture, des priorités maintenues

La réhabilitation de l’école Flaugergues s’intégrera au projet d’aménagement de la forêt urbaine de la rue Béteille. Elle permettra de retrouver son caractère patrimonial dans un nouveau dialogue entre les espaces maternelle et primaire. Végétalisation, sécurisation et accessibilité seront également mis en œuvre. Il en ira de même pour l’école Paul-Ramadier dont les travaux devront permettre une meilleure adaptation des espaces.

La médiathèque de Rodez est un équipement structurant, fortement fréquenté. Elle devra être réaménagée et agrandie pour en faire un lieu aux usages plus variés, profondément intergénérationnel, orienté autant vers les médias traditionnels que modernes.

L’église Saint-Amans est, de tous les bâtiments municipaux, celui qui a la plus forte valeur patrimoniale. Sa restauration doit débuter, dès 2021, par sa mise hors d’eau : les travaux sur la charpente et la couverture, pluriannuels, permettront de remettre cet édifice roman, reconstruit au XVIIIe siècle, au centre du parcours culturel et touristique de la ville de Rodez. 

Le sport et le bien-être, des priorités renforcées

En 2021, les travaux du stade Paul-Lignon vont connaître un nouvel élan avec le lancement de la construction, sur le même site, d’une véritable enceinte de plus de 7 000 places. Cet équipement est conçu pour un confort accru des spectateurs ainsi que pour répondre aux exigences de la Ligue de football professionnel et de la Fédération française de rugby. Certains espaces du nouveau stade fonctionneront en synergie avec la salle des fêtes.

L’année 2021 verra également le lancement de la construction d’un nouveau boulodrome, route de Vabre. La construction de ce nouvel équipement entraînera l’augmentation du nombre de terrains et permettra, ainsi, l’accueil de manifestations d’importance.

A l’emplacement du boulodrome actuel, un nouveau gymnase pourra être construit. Il permettra de répondre aux attentes des structures voisines – INU Champollion, IUT ou école Paul-Ramadier – mais aussi des clubs et des associations.

La rénovation de l’Amphithéâtre sera également inscrite au plan pluriannuel d’investissements 2021-2025.

 

LA DETTE

Depuis 2008, la dette a baissé de près de 80 %.
L'encours au 31décembre 2020 s'élève à 5,5 M€, contre 7,85 M€ au 31 décembre 2019.
L’épargne de gestion reconstituée permettra d'autofinancer les dépenses en investissement.

 
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