1/ Lancement du projet : une soirée projection-débat autour du film « Nos enfants nous accuseront »
Le 27 novembre 2008, en présence du réalisateur Jean-Paul Jaud et de Stéphane Veyrat, directeur de la Fédération départementale du CIVAM du Gard et de l’association Un Plus Bio, la Ville de Rodez organisait en partenariat avec les Cinémas de la ville, une soirée projection-débat autour du film « Nos enfants nous accuseront ».
Une réflexion était alors engagée avec les personnes présentes. Le projet « Manger mieux, manger bio » était lancé.
A l’écran, l’initiative-exemple de la commune de Barjac
Le film raconte la courageuse initiative d’une commune du Gard qui décide d’introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur y pointe un doigt accusateur vers les pratiques agricoles et brosse le portrait sans concession d’une tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole et les dégâts occasionnés sur la santé. Le mot d’ordre :il faut non - seulement constater les ravages mais aussi trouver des solutions tout de suite pour que demain nos enfants ne nous accusent pas. en savoir +
A Rodez, un large public captivé
La projection du film a été suivie d’un débat, animé par Jean-Paul Jaud, réalisateur et producteur du film et Stéphane Veyrat, directeur de la Fédération départementale du CIVAM du Gard et de l’association Un Plus Bio.
Lors de cette soirée, Jean-Paul Jaud a témoigné avoir choisi de s’alimenter avec des produits biologiques après avoir été victime d’un cancer. S’intéressant aux problèmes des pollutions et notamment à l’emploi des pesticides, il a choisi de poser sa caméra à Barjac où « l’environnement n’est pas épargné par les pollutions des sols, de l’air et de l’eau». A travers l’image, il a cherché à « informer mais surtout toucher le coeur des parents». Selon lui, «la caméra doit restituer à l’image, la beauté des fruits, des légumes, des plats, l’harmonie de l’homme dans son environnement naturel afin de nous convaincre de revenir à une alimentation que l’on veut nous contraindre à abandonner et à oublier...»
Aux cotés du réalisateur, Stéphane Veyrat, engagé depuis plus de 15 ans dans la mise en place de repas Bio dans des écoles primaires, des collèges, des lycées, a indiqué avoir pris part au film en apportant son expérience sur le monde de l’alimentation en restauration collective et son réseau d’acteurs : élus, cuisiniers, gestionnaires, personnels d’éducation et de santé, parents d’élèves et agriculteurs.
A Rodez, cette soirée projection-débat a réuni un auditoire captivé dans une salle de cinéma comble, nombre de personnes n’ayant pu y assister pour faute de places. Le public présent y a exprimé un engagement croissant pour une alimentation de qualité par la promotion de l’agriculture biologique en Aveyron et le développement des circuits courts.
Au cœur de la démarche, le service municipal de la Cuisine centrale
Depuis 2008, la Cuisine centrale met en place des menus de bonne qualité gustative, qui respectent les recommandations du Groupe Etudes et Marchés en Restauration Collective et des PNNS (Plans Nationaux Nutrition et Santé). en savoir +
2/ « Manger mieux » dans les cantines ruthénoises
Depuis le 1er janvier 2009, la cuisine centrale :
- modifie les conditions d’achat de ses produits en privilégiant :
• les faibles quantités en additifs chimiques ou autres (pesticides, polyphosphates, nitrates, colorants, etc.),
• les produits régionaux, de terroir, fermiers ou labellisés, évitant ainsi aux aliments un transport qui peut atteindre jusqu’à 40 000 km avant d’arriver à Rodez.
• achat de faibles quantités de plats cuisinés.
- présente des menus à 5 composantes au lieu de 4 conformément aux recommandations nutritionnelles nationales et renforçe ainsi l’équilibre des menus.
- développe :
• les produits de saison dans la composition de repas
• Les repas « faits maison », qui permet de maîtriser leur composition en matières grasses, en apports protéiques, en sucres simples et de présenter des préparations goûteuses.
• la préparation de menus variés avec des produits méconnus pour éveiller les papilles gustatives des plus jeunes consommateurs
3/ « Manger bio » dans les restaurants des écoles de Rodez
Depuis la rentrée scolaire de septembre 2009 , la Cuisine centrale introduit progressivement des produits bio dans les repas servis aux jeunes Ruthénois.
Suivant les préconisations du Grenelle de l’Environnement, la Cuisine centrale introduira au moins 20% de produits issus de l’agriculture biologique dans sa restauration collective d’ici 2012.
Au-delà du bio, la Ville souhaite privilégier l’achat des produits de proximité en :
Créant des circuits d’approvisionnement courts ; compte tenu des difficultés, ce travail sera mené en partenariat avec le réseau des villes « Manger Autrement « et avec la filière agricole.
• Définissant des axes de réorganisation pour la préparation des ces produits.
• Formant les agents de toute la chaîne alimentaire.
• menant une campagne d’information et de sensibilisation des jeunes consommateurs et de leurs parents sur la plus-value de ces produits.
en savoir plus sur la Cuisine centrale de Rodez
voir les menus des cantines
voir les menus des restaurants universitaires
|